Test Ratchet & Clank : Rift Apart (PS5)

Test Ratchet & Clank : Rift Apart (PS5)

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Que serait une nouvelle génération de console PlayStation sans son Ratchet & Clank ? Rare survivant de la génération 128 bits, la célèbre saga du lombax et son ami robot n’a manqué aucune console et fait donc son grand retour en exclusivité PS5. Annoncé depuis quelques temps, il n’a eu de cesse d’impressionner via ses trailers exceptionnels qui promettaient une expérience visuelle hors du commun. Cette fois ça y est, il est enfin sorti et il compte faire mal car oui, autant le dire tout de suite : Ratchet et Clank : Rift Apart est très certainement l’une des meilleurs expériences vidéoludiques de ces dernières année et LE jeu de 2021.

Rivet & Clank

Alors que tout baigne pour Ratchet et Clank qui commencent à s’ennuyer depuis leurs dernières aventures en 2016, l’affreux Docteur Nefarious fait son grand retour et s’empare d’une arme conçue par Clank : le dimensionnateur et ne sachant pas l’utiliser, dérègle totalement l’univers. Oui, ça fait drôle dis comme ça mais le scénario de base est à la hauteur de ce que l’on attends pour un jeu comme ça : sans prise de tête et terriblement drôle. Cela dit, le scénario ajoute une nouvelle règle et pas des moindres : l’arrivée d’une autre Lombax du nom de Rivet. Double dimensionnelle de Ratchet, celle-ci va se retrouver au coeur de l’histoire quand Clank, séparé de Ratchet suite aux gaffes du Docteur Nefarious, va croiser sa route et tenter de l’aider.

Car oui, qui dit double dimension dit double terres et doubles méchants. Ainsi, la jeune Rivet vit dans un monde avec les mêmes ennemis et surtout le même antagoniste principal qui se voit beaucoup plus fort et malin que celui de l’univers de Ratchet. L’ajout de cette dimension multivers colle parfaitement au jeu et permet d’avoir un scénario qui se détache totalement des prédécesseurs et qui contre toute attente, propose de véritables enjeux et permet à la série de ne pas tourner en rond. Fini le traditionnel affrontement avec Nefarious et place à une double histoire liée par le temps et l’univers : celle de Ratchet… Et Rivet.

Celle-ci au passage est très certainement l’un des ajouts les plus intéressants à l’univers du jeu. Si certains ont râlé, prétextant que sa présence n’était qu’un prétexte pour ajouter une figure féminine : il n’en est rien. Rivet est d’un charisme absolument démentiel et parviens à voler la vedette à Ratchet pendant une bonne partie du jeu. Son histoire est touchante, son personnage bien développé et son design en fait l’un des personnages de jeux vidéo les plus attachants qu’on ait pu rencontrer et surtout incarner. Elle n’est au final pas qu’un simple ajout mais bel et bien une nouvelle figure importante de la saga et maintenant qu’elle existe : ne nous la retirez surtout pas !

JOUISSIF, tout simplement !

Vous l’avez compris, Ratchet and Clank : Rift Apart n’est donc pas que l’histoire de nos deux acolytes habituels mais également celle de la nouvelle figure féminine. Ainsi, le jeu nous propose d’incarner à la fois Ratchet et Rivet. Cela dit, sachez-le directement : le gameplay ne diffère absolument pas d’un personnage à l’autre. En utilisant un biais scénaristique et la notion de dimension parallèle, le jeu justifie ainsi que les deux Lombax possèdent le même gameplay, le même arbre de compétence et les mêmes portefeuilles d’armes/munitions. Mais rassurez-vous tout de suite : cela n’empêche pas le titre d’avoir l’un des gameplay les plus jouissifs et variés qu’on ait pu avoir dans un jeu vidéo. C’est simple, chaque seconde passée dans Ratchet & Clank : Rift Apart est différente.

Sur le papier, le jeu reprends les bases de ses prédécesseurs à savoir un mix entre de l’action et de la plateforme avec des phases de shoot. De ce point de vue là, on retrouve l’essentiel de la saveur avec une maniabilité agréable, des sauts précis et une variété dans les phases de shoot grâce aux différentes armes toujours aussi loufoques et différentes. Profitant de différentes planètes ouvertes, il est ainsi possible d’explorer entre 2/3 missions pour découvrir des secrets ou juste profiter.


Mais là où le titre frappe très fort c’est dans la variété de situations. Le nombre de phases de jeux est incroyable et l’équilibrage entre celles-ci est magistralement orchestrée. Phases de shoot, phases de glisse sur rail, courses à dos d’insecte ou sur dragon volant : tout y est. On ne s’ennuie jamais et à aucun moment le jeu ne lasse de par la variété des phases de jeu. Dès qu’une situation commence à devenir trop longue, le titre switch automatiquement sur quelque chose de plus calme ou plus intense en fonction des moments et au final, on a jamais l’impression de jouer au même jeu. Ratchet & Clank : Rift Apart est un jeu aux multiples jeux et un vrai cadeau pour tout passionné de gaming. Il est très difficile de trouver quelconque défauts de ce point de vue là tant l’expérience est dynamique et jouissive.

L’autre subtilité de gameplay est bien évidemment l’ajout de ce que le jeu appelle les failles. En effet, le monde étant en proie à un déchirement dimensionnel, il vous sera ainsi possible de profiter de ces fameuses failles pour vous téléporter (littéralement) instantanément à divers endroits. Ce faisant, les phases de shoot deviennent endiablées comme jamais avec la possibilité de se téléporter dans le dos d’un adversaire, au-dessus de lui ou encore sur le côté. Ces failles servent également à des phases encore plus adaptées comme les séquences de glisse sur rail qui vous feront passer par 5 ou 6 mondes différents en mettant vos réflexes et vos nerfs à vifs.

Si certains jeux comme Uncharted se voyaient reprocher le gameplay peu présent au profit de la mise en scène, Insomniac Games arrive à lier parfaitement les deux. La mise en scène vous la jouez, c’est aussi simple que ça. Adieu les chargements lors de phases Disneyland et bonjour l’interaction à gogo et la nervosité totale. Manette en main, Ratchet & Clank : Rift Apart est une merveille et les nombreux ajouts liés à la dualsense rendent l’expérience encore plus intense. Ca secoue, ça fait de l’écho, ça vibre, ça résiste etc. En plus d’être une expérience vidéoludique de malade, c’est également un vrai bonheur sensoriel, autant pour vos mains que pour vos yeux.

Welcome to the new age

Là où le jeu était attendu c’est bien évidemment sur sa réalisation graphique. Alors que nous sommes encore au début de la génération, jusqu’à maintenant aucun jeu n’a vraiment proposé de claque dans la figure qui nous fait comprendre que nous sommes sur PS5. Si Demon’s Souls arrivait à être magnifique, Ratchet quant à lui est à peine croyable. Pour faire simple et sans trop se mouiller, on est en face du plus beau jeu vidéo jamais créé. Ratchet & Clank : Rift Apart est un véritable film d’animation mais avec le gameplay en plus. Celui-ci arrive même à être plus beau que son film d’animation sorti en 2016.

Premièrement : les environnements. Encore une fois, Insomniac Games nous fait cadeau de son habituelle créativité artistique avec des univers aussi variés et inspirés les uns que les autres. Des villes futuristes aux marécages en passant par les déserts : tout est somptueux. Les textures sont d’une netteté à nul autre pareil, les effets pyrotechniques fabuleux mais c’est surtout l’animation globale qui est époustouflante. Chaque personnage dispose d’une véritable identité, qu’il soit principal ou secondaire. Ceux-ci fourmillent de détails et chaque plan, chaque arrêt sur image est un régal sur les yeux. De la qualité des poils de Ratchet aux mouvements des yeux de Rivet en passant par les effets de lumière : tout est à peine croyable. Oui, cette fois-ci on peut le dire : on a parfois du mal à savoir s’il s’agit d’un jeu vidéo ou d’un film d’animation.

Les cinématiques étant basées sur le moteur du jeu, les transitions se font parfois de manière si fluides qu’on peine à croire qu’on est en train de jouer. Ce qui s’explique par des temps de chargements littéralement inexistants qui permettent un enchaînement des plus intenses. D’autant plus que le titre est généreux en moment épiques, ce qui garantis une expérience visuelle exceptionnelle de bout en bout. Ratchet & Clank : Rift Apart est un peu comme cette attraction fabuleuse que vous découvrez sauf que celle-ci dure une dizaine d’heures et vous régale les yeux à chaque seconde.

En plus d’être artistiquement et techniquement irréprochable, le jeu se permet même le luxe d’être d’une fluidité et d’une rapidité époustouflante. Qu’on soit en mode performance ou fidélité, le titre n’a jamais la moindre perte de FPS. Le titre peut parfois enchaîner 5 à 6 mondes différents en moins d’une minute tout en restant net et fluide. Parfois, il en devient même difficile de suivre pour l’oeil humain tant les effets, les événements, les détails et les explosions s’enchaînent à l’écran sans laisser le joueur au repos. Tout comme le gameplay, il est très difficile de reprocher quoi que ce soit techniquement à Ratchet & Clank : Rift Apart. La réalisation atteint des sommets vertigineux qu’il sera difficile de surpasser, voire même d’atteindre et oui : on peut vraiment parler de claque technique.

Une formule magique :

Alors oui, dans l’ensemble, Ratchet & Clank : Rift Apart ne réinvente pas sa formule. On retrouve ce qui fait la saveur de la licence mais en version améliorée par mille et boosté grâce à la puissance de la PS5. Les amateurs de la saga retrouveront tout ce qu’ils aiment comme les armes loufoques, le scénario drôle et l’univers si particulier mais tout en découvrant une réécriture de certains personnages grâce au multivers et enfin la présence de nouveaux héros. Pas dépaysant, il n’en reste pas moins un jeu qui ouvre la porte à l’exploration, à la découverte et qui en mets constamment plein la vue sans jamais lasser le joueur.

Quant à ceux qui n’ont jamais touché à la série, ce sera une découverte de tous les instants et même si certains easter eggs et références peuvent être ratées, dans l’ensemble Ratchet & Clank est un jeu que n’importe qui peut et surtout DOIT faire s’il possède la PS5. Rarement un jeu vidéo n’aura autant gâté les joueurs et même si la durée de vie en ligne droite est assez courte (une douzaine d’heures), les décors sont si grands, les collectibles si nombreux et les détails fourmillent tellement qu’il faudra bien plus qu’une seule partie pour tout découvrir sur ce jeu exceptionnel.

Un jeu vidéo comme on en redemande…

Vous l’avez compris, Ratchet & Clank : Rift Apart aurait pu être un excellent jeu mais il est bien plus que ça. Depuis quelques années, rares sont les jeux à avoir proposé quelque chose d’aussi simple de manière si parfaite : le fun. Le tire rempli à la perfection le cahier des charges de ce qu’on attends d’une oeuvre vidéoludique : qu’elle soit jouissive, ingénieuse et surtout amusante.

Avec ses phases de gameplay variées, sa mise en scène à tomber par terre, sa réalisation qui surpasse de très loin tout ce qui a été fait jusqu’à maintenant ou encore ses personnages attachants (mention spéciale pour Rivet) : Ratchet & Clank Rift Apart est tout simplement l’un des meilleurs jeux vidéo de ces dernières années, voire même de tous les temps. La question de l’acheter ou non ne se pose même pas : c’est un cadeau fait par Insomniac Games à l’ensemble des joueurs PS5. Une vraie bouffée d’air fraîche, une claque technique et une expérience hors du commun, tout simplement.

About author
Sylar

Sylar

Sylar, 28 ans et fondateur de BreakingGame. J'écris sur la toile depuis ma jeunesse et je suis évidemment passionné de jeux vidéo. J'aime les œuvres poétiques, conceptuelles qui me permettent de voyager et de m'évader. A l'exception des jeux de stratégie, j'arrive à m'amuser sur tout ce qui se passe.

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